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« ... Depuis l'occupation romaine, Rame, puissante forteresse médiévale, étend sa domination sur toute la contrée. La famille princière qui a repris le nom de la cité romaine règne en maître sur le mandement qui englobe l'Agentière et la vallée de Freissinières. Mais les éléments déchainés ont décidé de mettre un terme à l'orgueil féodal de la ville. En l'an 1200, les inondations conjuguées de la Durance et de la Byaisse, les pluies incessantes, n'obéiront pas aux ordre du puissant seigneur Dragonet de Rame. Le verrour rocheux de Pallon cède. Le lac des Allouviers, qui occupe toute la plaine de Freissinières est précipité dans la vallée ... »
(Extrait d'un écrit traitant de la commune de la Roche de Rame)
En suivant la nationale de Gap à Briançon, on arrive au Pays des Ecrins lorsque aux villages de Pra Reboul qui dépend de la Roche de Rame, commune de plus de 650 habitants s'étageant de 930m à 2800m d'altitude.
La Roche de Rame s'appelait jadis la Roche de Briançon et dépendait du fief de la famille de Rame. Les débordements répétés de la Durance et de la Byaisse et notamment la grande inondation citée plus haut, qui a quasiment détruit le village de Rame, ont eu pour conséquence la fondation du nouveau village sur la roche près du petit lac glaciaire où se mirent les saules. En 1444, le village sur la roche est érigé en paroisse et Rame définitivement abandonnée. Rame l'antique, la glorieuse, dort à jamais dans le torrent où quelques pierres ne suffisent plus à rendre compte de ce que fut le luxe de la ville princière.
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